Sud Ouest - Libération d'Aurore Martin : « Le résultat de la forte mobilisation »

Publié le par Abertzaleen Batasuna

 

Libération d'Aurore Martin : « Le résultat de la forte mobilisation »

La députée socialiste évoque l'actualité récente, le mariage pour tous et la libération d'Aurore Martin.

Colette Capdevielle : « J'avais ressenti qu'à Paris le fait que nous maintenions une mobilisation forte interpellait ».

Colette Capdevielle : « J'avais ressenti qu'à Paris le fait que nous maintenions une mobilisation forte interpellait ». (archives J.-.D. Chopin)


« Sud Ouest ». Qu'est-ce qui vous a marqué dans l'actualité des derniers jours ?

Colette Capevielle. Le Forum pour la paix de Bayonne qui m'a rappelé l'initiative conduite, il y a quelques années, par les femmes. Nous avions signé un texte appelant à la paix. Ce sont souvent les hommes qui font la guerre, alors que les femmes, les mères, les épouses, en sont souvent les victimes. Elles sont plutôt les artisans de la paix.


Comment analysez-vous la remise en liberté sous caution d'Aurore Martin ?Sur le plan national, ce qui m'a marqué, c'est tout le travail parlementaire autour du mariage pour tous, ainsi que l'atelier législatif citoyen que j'avais organisé, lundi, à Anglet. Je trouve passionnant ce débat autour des nouvelles familles, de l'égalité, de la parentalité, de l'adoption, des familles recomposées. Un débat qui se fait à l'Assemblée, mais aussi dans la société.

Comme le résultat d'une mobilisation exceptionnelle. Il ne fallait pas qu'on l'oublie. Nous avons continué à nous mobiliser et cette mobilisation a été sans faille. Je pense que cette libération est le résultat de la détermination du Pays basque, et même de l'Aquitaine, puisque la Région avait voté un texte réclamant sa libération. En ce qui me concerne, j'ai également posé une question au ministre des Affaires étrangères sur le problème diplomatique dans l'application du MAE et le non-respect par un État européen de la décision de la justice française. Alors pourtant que le MAE repose juridiquement sur la confiance mutuelle entre États de l'Union européenne. Sur le terrain des libertés publiques, le fait que l'Espagne ne respecte pas une décision de justice française, c'est grave. J'ai saisi la secrétaire nationale des Droits de l'homme, la députée socialiste des Français de l'étranger, Axelle Lemaire, pour qu'elle conduise une mission d'évaluation du MAE entre 2002 et 2012.

Pensez-vous que cette libération est la conséquence d'un déroulement naturel du cours de la justice espagnole, ou le résultat d'une intervention diplomatique ?

Sûrement les deux. Quand je fais l'analyse, quand je mets tout à plat, la fin de la lutte armée, la conférence d'Aiete, récemment les déclarations du juge Garzon - le juge antiterroriste dont la mission était de démanteler ETA -, que l'on additionne le fait aussi que des parlementaires aillent rendre visite à Aurore Martin à Madrid, que Mme Taubira soit intervenue pour que cette visite soit possible, oui, je pense qu'il y a eu des interventions diplomatiques entre la France et l'Espagne. À l'extérieur du Pays basque, les gens ne comprenaient pas ce qui se passait avec Aurore Martin.

Après les nombreux signaux négatifs envoyés, jugez-vous cette remise en liberté sous caution comme un signe enfin positif adressé au Pays basque ?

Cela ne peut être interprété que comme un signe positif. Mais je ne pouvais imaginer qu'Aurore Martin reste plus longtemps en prison. J'avais ressenti qu'à Paris, le fait que nous maintenions une mobilisation forte, interpellait.

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