Sud Ouest - Bayonne : en jeûne devant le consulat d'Espagne

Publié le par Abertzaleen Batasuna

Bayonne : en jeûne devant le consulat d'Espagne

Plusieurs actions hier, à Bayonne, pour demander la libération de Iosu Uribetxebarria.

Hier, devant le consulat d'Espagne

Hier, devant le consulat d'Espagne (Photo Bertrand Lapègue)


La mobilisation du collectif Herrira, qui réclame la libération de Iosu Uribetxebarria, ne faiblit pas. Elle était visible hier à Bayonne : devant le consulat d'Espagne, puis place des cinq cantons.

Une douzaine de militants ont jeûné durant toute la journée pour rappeler les 12 jours de grève de la faim de Iosu Uribetxebarria. Cet etarra condamné, en 1998, à trente-deux ans de prison pour l'enlèvement d'un fonctionnaire pénitentiaire, souffre d'un cancer et demande à être près des siens pour ses derniers jours.

Treize autres cas

Il est actuellement soigné à l'hôpital de Saint-Sébastien et demande une libération conditionnelle. Le 8 août, le prisonnier a entamé une grève de la faim et la mobilisation n'a pas cessé depuis dans l'espoir d'une libération conditionnelle. Les juges de l'Audiencia national ont quelque peu varié dans leurs décisions mais le sort d' Iosu Uribetxebarria n'a pas, en fin de compte, évolué. Iosu Uribetxebarria, très affaibli et voyant son état de santé s'aggraver, a décidé il y a deux jours de recommencer à s'alimenter.

Herrira, qui soutient également 13 autres etarras gravement malades et incarcérés en France ou en Espagne, poursuit toutefois ses actions. Des centaines de militants basques incarcérés en France et en Espagne ont eux aussi cessé de s'alimenter mi-août en solidarité. Devant l'hôpital de Saint-Sébastien, plusieurs personnes sont également en grève de la faim.

Le parti Euskal Herria Bildu a appelé hier à la manifestation, prévue demain samedi à Bilbao contre la politique pénitentiaire du gouvernement espagnol, manifestation interdite par les juges de l'Audiencia national comme la semaine denière. Des membres de l'association des victimes du terrorisme (AVT), concernés par des attentats d'ETA, ont annoncé qu'ils se mettraient à leur tour en grève de la faim en cas de libération d'Uribetxebarria.

www.sudouest.fr

Commenter cet article