Sud Ouest - Aurore Martin : la Ligue des droits de l'Homme interpelle François Hollande

Publié le par Abertzaleen Batasuna

Aurore Martin : la Ligue des droits de l'Homme interpelle François Hollande

La LDH demande à Hollande d'intervenir pour que "Aurore Martin ne soit pas la victime d'un conflit qui est en train de trouver une issue dans le cadre démocratique"

Aurore Martin a été arrêtée jeudi près de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques)

Aurore Martin a été arrêtée jeudi près de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) (Chopin Jean Daniel)

www.sudouest.frDans une lettre datée de mardi 6 novembre et adressée à François Hollande, la Ligue des droits de l'Homme et la Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme demandent au Président "d’intervenir auprès du gouvernement espagnol afin que s’ouvre un véritable dialogue politique qui inclut tous les acteurs, y compris du côté français".

"Nous vous demandons d’user de votre influence afin qu’Aurore Martin ne soit pas la victime d’un conflit qui est en train de trouver une issue dans le cadre démocratique", écrivent Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l’Homme et Souhayr Belhassen, Présidente de la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme.

Pour comprendre l'affaire

La chronologie interactive, les interrogations : cliquez sur cet article pour tout comprendre de l'affaire Aurore Martin, arrêtée jeudi et incarcérée à Madrid où elle risque 12 ans de prison.

"La remise aux autorités espagnoles d’Aurore Martin et son incarcération sont sans doute formellement légales. Elles n’en demeurent pas moins, à la fois, une démonstration d’espèce de 'la force injuste de la loi', comme un de vos prédécesseurs avait su le dire à d’autres occasions, et une faute politique. Admettre qu’une ressortissante française puisse faire l’objet de poursuites pénales pour des faits légaux en France, mais réprimés en Espagne, atteste d’une incohérence de l’Etat de droit européen qui porte préjudice à l’idée même de justice.

(...)
Mais, au-delà de ces éléments juridiques, il reste et il demeure qu’une jeune femme est aujourd’hui en détention pour une durée au moins de plusieurs mois, devant une juridiction d’exception parce que les autorités espagnoles ont cru devoir criminaliser une expression politique, celle de l'indépendantisme basque".

Voici le courrier publié sur le site de la LDH : 

Publié dans Berriak - Infos

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