JPB - Une chaîne humaine défie l’interdiction de manifester

Publié le par Abertzaleen Batasuna

Une chaîne humaine défie l’interdiction de manifester


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30/08/2012

Antton ROUGET

Elle est seule mais déterminée.

Frêle mais résolue à franchir tous les obstacles dressés.

Défiant l’interdiction de manifester une nouvelle fois formulée par l’Audience nationale, c’est une chaise, vide, portant le nom de Iosu Uribetxebarria, qui a parcouru hier les rues de Donostia en faveur de la libération des 14 prisonniers basques gravement malades incarcérés dans les geôles espagnoles.

Sans cesse accompagnée de la Déclaration des droits de l’homme, portée par des dizaines de personnalités – une vraie chaîne humaine, du franciscain Paulo Agirrebalzategi au maire de Donostia Juan Karlos Izagirre – la chaise a franchi menaces et contrôles d’identité pour parvenir jusqu’à l’hôpital de Donostia où se trouve, toujours en détention, Iosu Uribetxebarria.


Poursuite des grèves de la faim

Sur le perron de l’établissement gipuzkoar, les participants à la chaîne humaine ont retrouvé les porte-parole du mouvement en faveur des droits des prisonniers basques Herrira et les 31 personnes en grève de la faim ; dont trois depuis 19 jours.

Alors que le sort de Iosu Uribetxebarria est suspendu à la décision du juge Castro de l’Audience nationale, qui devrait prendre sa décision dans les prochains jours, dans les prisons françaises et espagnoles aussi, plusieurs centaines de détenus basques poursuivent les diverses mobilisations pour réclamer la libération immédiate des prisonniers malades. Ainsi, selon les informations fournies par l’association des familles de prisonniers basques, de Fresnes à Séville, en passant par près d’une vingtaine d’autres établissements, ils seraient plusieurs dizaines à poursuivre des grèves de la faim, entamées, dans certains cas, depuis 21 jours.

 

Des rassemblements au Pays Basque Nord

Le mouvement en faveur des droits des prisonniers basques Herrira a indiqué que quatre rassemblements sont quotidiennement organisés au Pays Basque Nord pour réclamer la libération de Iosu Uribetxebarria et des 13 autres prisonniers malades. Dans le sillage de Hendaye, où des dizaines de personnes se rassemblent tous les jours à 19 heures depuis le début des mobilisations devant le casino, des rendez-vous sont également fixés devant les mairies de Bayonne à 16 heures, de Cambo-les-Bains à 18h30 et de Saint-Jean-Pied-de-Port à 19 heures.

Le mouvement Herrira précise aussi que les “rassemblements du dernier vendredi du mois”, demain, sont maintenus dans tous les villages et “seront axés sur la revendication de la libération immédiate des prisonniers malades”.

Enfin, à l’occasion des fêtes de Larressore qui se déroulent le week-end à venir, un repas de soutien à Argi Perurena Pascual, Oier Oa Pujol, Garikoitz Mujika Zubiarrain et Joseba Aranibar Almandoz est organisé, samedi midi, à Pelenia, par le mouvement en faveur du respect des droits des prisonniers.

 

www.lejpb.com

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