JPB - Un parfum de réforme territoriale pour la rentrée de Régions et peuples solidaires

Publié le par Abertzaleen Batasuna

Un parfum de réforme territoriale pour la rentrée de Régions et peuples solidaires

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22/08/2012

Antton ROUGET

Fini les siestes au soleil, terminé les glaces dégoulinantes et les odeurs de crème solaire, les dossiers brûlants de la rentrée politique sont déjà de sortie.

Aux universités d’été de Régions et peuples solidaires (R&PS), dont la XVIIe édition est célébrée cette semaine à Biarritz (cf. édition du 14/08/2012), c’est la réforme territoriale – ou l’“acte III de la décentralisation”, sujet au cœur de la rentrée avec les “états généraux de la démocratie” organisés par le Sénat les 4 et 5 octobre à Paris – qui a été hier matin largement abordée. Animé par Gustave Alirol, conseiller régional d’Auvergne et président de R&PS, et Nicolas Blain, membre d’Abertzaleen Batasuna, un débat a ainsi notamment permis à la sénatrice socialiste Frédérique Espagnac et à la présidente du Biltzar des communes du Pays Basque, Christine Bessonart, de s’exprimer en faveur de la création d’une collectivité territoriale spécifique pour le Pays Basque.

Rappelant les différentes étapes de la réflexion au sein du Biltzar des maires du Pays Basque et les travaux des Conseils des élus et du développement, c’est d’abord la maire de Saint-Pée-sur-Nivelle qui a défendu l’idée d’une collectivité spécifique correspondant “aux frontières historiques du Pays Basque”. Une revendication, pour la présidente du Biltzar, qui correspond au besoin de territoire en matière “de transport, d’économie, d’agriculture, d’habitat, de tourisme et de coopération transfrontalière” et qui est devenu accessible grâce au processus de paix : “S’il ne va pas aussi vite que nous le souhaiterions, il contribue tout de même à apaiser les craintes.”

“Nous arrivons là à un tournant de l’histoire pour le Pays Basque.” Pour F. Espagnac, 30 ans après les déceptions à la suite de l’élection de François Mitterrand – qui avait promis une institution spécifique – et “après la conférence internationale d’Aiete”, “la France a rendez-vous avec le peuple basque”. Expliquant le besoin d’avoir une collectivité spécifique, mais aussi les difficultés de “se faire entendre à Paris”, la sénatrice socialiste a plaidé en faveur du large consensus et du rassemblement des élus – “de droite et de gauche” – en dépassant toutes les “positions personnelles ou de parti”. “S’il n’y a pas un consensus de tous les élus, nous n’arriverons à rien”, a-t-elle résumé avant de s’interroger : “Si la première étape du processus de paix en France est un échec, quel signe donnerions-nous après ce qu’il s’est passé à Donostia ? [conférence d’Aiete, ndlr]” Début de réponse le 13 septembre, à Anglet ; jour où les états généraux, avant ceux de Paris en octobre, sont organisés au Pays Basque.

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