JPB - RPS met la pression sur le PS

Publié le par Abertzaleen Batasuna

RPS met la pression sur le PS


p004_01_13480.jpg

24/08/2012

Pierre MAILHARIN

Les premiers bruits de couloirs ne seraient guère rassurants. L’acte III de la décentralisation, promis par les socialistes comme une petite révolution institutionnelle à l’échelle de l’Hexagone, pourrait finalement accoucher d’une réforme “à l’eau tiède”.

Afin de s’éviter une quasi-douche froide, Région et peuples solidaires, qui organisait de lundi à jeudi à Biarritz sa XVIIe université d’été, a tenu à (re-)mettre la pression sur le gouvernement Ayrault. Histoire de réchauffer ses ardeurs régionalistes.

Hier, la fédération regroupant dix partis régionalistes et autonomistes de l’Etat français (dont AB, EA et le PNV) a présenté la motion de clôture de ses journées de réflexion, non sans avoir rappelé qu’elle a “soutenu le changement de pouvoir en France” et sera à ce titre “extrêmement vigilante sur la suite qui sera donnée aux engagements du nouveau président de la République”.

Le député européen François Alfonsi*, qui a lu le texte, a exposé ses deux revendications. La première, déjà “à l’agenda”, est liée à l’“acte III de la décentralisation”. RPS annonce qu’elle “s’engagera dans la démarche de concertation” du Sénat “tant dans les réunions des échelons locaux que lors des états généraux des 4 et 5 octobre au Sénat”. Il y défendra “une véritable régionalisation”, avec un accroissement des compétences à ce niveau.

Collectivité : “gagner le combat”

Une vision à l’opposé de celle de Sarkozy, partisan d’une “métropolisation”, que RPS considère comme “destructrice des territoires et des identités”. Ce transfert de pouvoir constituerait en outre l’une des réponses possibles à la crise, quand celle-ci ne pourrait être invoquée “comme alibi à un retour en arrière”.

La question de l’avenir institutionnel du Pays Basque Nord, au cœur de cette XVIIe université d’été, est affichée comme l’une des priorités de RPS dans le cadre de cet acte III. “La réforme devra prendre en compte la spécificité des territoires et de leurs besoins. C’est notamment le cas pour le Pays Basque. La création d’une collectivité territoriale spécifique Pays Basque doit être mise à l’ordre du jour de la réforme institutionnelle”, indique le document final.

“Il faut gagner ce combat”, ont répété François Alfonsi et Gustave Alirol. Ce dernier, président de RPS, a cependant estimé que ça ne serait “pas facile”. “On constate que là où les choses ont bougé, c’est quand l’Etat français pouvait difficilement dire qu’il n’y avait pas de problème particulier, dans les îles, en Outre-mer ou en Corse. Là, les grands fonctionnaires vont sûrement se poser la question s’ils ne mettent pas le doigt dans un engrenage”, juge-t-il.

L’autre revendication concerne la signature de la Charte des langues régionales, promise par François Hollande lors de sa campagne, et qui doit selon eux “intervenir rapidement”.


*Entouré de représentants des autres formations, dont M. Poueyts, J. Abeberry et P. Espilondo (AB) et P. Duluc (EA).

www.lejpb.com

Publié dans Berriak - Infos

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article