JPB - Pour AB, 2013 sera aussi une année charnière

Publié le par Abertzaleen Batasuna

Pour AB, 2013 sera aussi une année charnière

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24/01/2013

Giuliano CAVATERRA

Abertzaleen Batasuna tenait hier une conférence de presse à Bayonne pour faire un bilan de l’année écoulée et en tirer les perspectives pour l’année qui vient. Le parti abertzale de gauche en a profité pour faire un premier bilan de l’action du gouvernement français ces six derniers mois, que ce soit sur les grandes problématiques hexagonales ou sur les sujets plus propres au Pays Basque. Enfin, AB a abordé sa vision de l’avenir du mouvement abertzale de gauche, optant pour renforcer le travail en commun au sein de celui-ci.

C’est Jakes Bortayrou qui a ouvert le bal, analysant quelques mesures gouvernementales “qui ne sont pas propres au Pays Basque mais nous concernent directement”. J. Bortayrou, au nom d’AB, a décerné deux bons points à l’exécutif français. D’abord, le mariage pour tous. “Au-delà des postures morales que chacun peut avoir, nous sommes pour l’égalité des droits”, a affirmé J. Bortayrou, indiquant qu’AB soutenait cette proposition. Ensuite, la loi sur le logement “avec l’augmentation du pourcentage obligatoire par commune”. Même s’il y a des lacunes, “notamment sur les résidences secondaires”. Par contre, AB s’inquiète de ce que le report d’une loi sur le vote des étrangers aux élections municipales ne s’apparente à un enterrement. Enfin, AB tire à boulets rouges sur le gouvernement en ce qui concerne “les grands projets inutiles ou plutôt utiles à certains, comme Notre-Dame-des-Landes”. Quant à la politique économique et sociale du gouvernement, elle est qualifiée de “libérale, ce qui n’est pas vraiment une surprise”.

Quant à l’action du gouvernement Ayrault et du président Hollande par rapport aux problématiques locales, ce serait un euphémisme de dire qu’elle suscite la colère d’AB.

“En 2012, nous avons vu un consensus large autour de l’euskara”, a rappelé Peio Etcheverry-Ainchart, “avec la participation à Deiadar d’élus de toutes tendances”. “Durant la campagne électorale, de nombreux candidats se sont engagés, certains depuis ont été élus.” Mais en ce début 2013, il ne voit rien venir. “Pire, il n’y a pas une ligne sur l’euskara et les langues minoritaires dans la réforme de l’éducation.” Pas plus qu’il n’y en aura, selon lui, dans la loi de décentralisation.

À propos de celle-ci et de la création possible d’une collectivité propre au Pays Basque, il fustige les propos de Manuel Valls et dans une moindre mesure ceux d’Alain Rousset. “Comment peut-on opposer le sérieux du travail fait ici sur cette question aux discours vides d’arguments” du ministre français de l’Intérieur. “Nous aimerions entendre Hollande ou Ayrault sur cette question. Au lieu de cela, c’est le silence, troublé par le bourdonnement incessant de Manuel Valls qui n’est qu’un ministre parmi d’autres, un épiphénomène” juge P. Etcheverry-Ainchart. Même chose sur le processus de paix avec, selon lui, un consensus large vu en 2012 au Pays Basque et une réponse négative de Paris qui joue “l’alignement sur Madrid”.

Pour ce qui est de l’avenir du mouvement abertzale, AB, par la voix de Menane Oxandabaratz, affiche une volonté de renforcer la coalition EH Bai. “Nous souhaitons l’ouverture de la coalition aux abertzale non encartés dans un parti”, explique la militante, “pour faire d’EH Bai un espace de travail en commun qui aille au-delà du seul champ électoral.”

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