JPB - Paris entrouvre la porte de la collectivité

Publié le par Abertzaleen Batasuna

Paris entrouvre la porte de la collectivité

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12/10/2012

Antton ROUGET

Et si un verrou avait sauté, hier, dans le bureau de Marylise Lebranchu ?

A l’occasion de sa rencontre avec les parlementaires basques et les représentants des Conseils des élus et du développement, la ministre de la Réforme de l’Etat a, en effet, annoncé qu’il y aura “une reconnaissance du Pays Basque par la République et par le ministère au nom de l’Etat”.

Une déclaration qui a suscité l’approbation des membres de la délégation, qui ont salué, de façon unanime, l’attitude de la ministre qui a les clés de l’acte III de la décentralisation.

“Le message de l’exécutif est fondamental : il y aura une réponse institutionnelle.” Au sortir de la réunion, la députée Colette Capdevielle n’a pas caché sa satisfaction. Marylise Lebranchu, “très à l’écoute”, a promis que le Pays Basque serait doté d’un outil. Pas de doute : “La porte est ouverte à Paris.”

“Je suis rassurée par la compréhension de la situation par la ministre.” L’enthousiasme est de mise aussi chez Frédérique Espagnac.

“On va y arriver”, “on va chercher une meilleure méthode institutionnelle pour répondre à votre demande.” Citant les propos de Marylise Lebranchu, la sénatrice socialiste a salué, à son tour, “la porte qui s’ouvre enfin”.

“Alors qu’elle ne s’était jamais ouverte sur cette question-là”, la serrure se serait-elle débloquée, hier, dans le bureau de Marylise Lebranchu ? Le sénateur Jean-Jacques Lasserre tempère : “La ministre a aussi rappelé que le dossier est extrêmement complexe.” S’il est satisfait de “la sincérité et l’honnêteté” avec lesquelles Marylise Lebranchu a abordé le rendez-vous, le chef de file de la délégation affiche un optimisme néanmoins mesuré. L’acte III de décentralisation défend “une hypothèse de rassemblement contraire à la nôtre” explique en effet le sénateur centriste.

“La ministre n’a pas caché sa difficulté à apporter une réponse institutionnelle.” A l’instar de Jean-Jacques Lasserre, c’est avec retenue que le conseiller général biarrot, Max Brisson, analyse les paroles de Marylise Lebranchu. Mais, rassure-t-il, “elle n’a pas, non plus, fermé la porte”. Entre la porte ouverte des uns et celle qui n’est pas fermée des autres, juste une question de points de vue.

Trouver la bonne clé

“La ministre nous a dit : ‘Proposez-moi des choses et trouvons des solutions ensemble’”. Si Marylise Lebranchu a montré ses dispositions à doter le Pays Basque d’une d’institution, reste, pour Frédérique Espagnac, à trouver la bonne clé. Il s’agit, en effet, de faire des “propositions concrètes” pour un dispositif adapté au Pays Basque. Un complément au travail du Conseil des élus pour montrer la viabilité, notamment financière, de l’éventuelle collectivité spécifique.

Une réunion de travail entre la ministre et les acteurs locaux du Pays Basque est prévue fin janvier ou début février.

 

www.lejpb.com

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