JPB - Jon Anza : négligences et détails troublants

Publié le par Abertzaleen Batasuna

Le Journal du Pays Basque

Jon Anza : négligences et détails troublants

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23/03/2010

C.R.J.

La procureure de Bayonne Anne Kayanakis n'a pas plutôt confié le dossier Anza à son homologue de Toulouse Michel Valet, que de nouveaux détails troublants viennent épaissir le mystère de la disparition du membre d'ETA.

Pour commencer, selon Libé Toulouse qui a pu consulter leur rapport, trois policiers municipaux ont découvert Jon Anza à 0 h 10, dans la nuit du 29 au 30 avril, «inanimé, la tête renversée dans l'une des jardinières placées devant l'entrée du restaurant Hippopotamus situé près de la place Wilson. Du sang coule de l'intérieur de sa bouche. Il n'a pas de papiers d'identité. Les pompiers présents sur les lieux vingt minutes plus tard concluent à une hémorragie interne et transportent le blessé à l'hôpital Purpan». Une information qui n'est pas pour rassurer les partisans de la thèse d'un interrogatoire illégal commis par des policiers espagnols.

Ensuite, les papiers d'identité du militant basque ont été déposés le 4 mai dernier au bureau des objets trouvés de Toulouse selon une radio locale. Pourquoi, alors que ces services effectuent des recherches et renvoient, en cas d'échec, les pièces d'identité aux Préfectures correspondant aux adresses indiquées sur les papiers dans un délai de deux mois, les objets trouvés de Toulouse n'ont-ils pas renvoyé les papiers de Jon Anza ? La procédure veut que les pièces d'identité étrangères soient transmises dans le même délai de deux mois au consulat du pays correspondant, rue Sainte Anne à Toulouse pour ce qui concerne celui d'Espagne. «On attend d'en avoir beaucoup. C'est pour ça qu'on ne les a pas renvoyées de suite» explique l'employé du service des objets trouvés de Toulouse. «Ils sont venus les chercher il y a quelques jours. Elles étaient ici. Non, ils n'étaient pas venus avant».

Il appartient désormais à la juge d'instruction Myriam Viargues de reconstituer l'emploi du temps toulousain de Jon Anza, les causes de sa mort ainsi que les raisons pour lesquelles son corps a séjourné onze mois à la morgue de l'hôpital Purpan.

«Ce n'est pas le moment de communiquer sur l'affaire» estime le procureur Michel Valet. «La famille pouvant se constituer partie civile, il m'est difficile d'intervenir médiatiquement» ajoute-t-il, assurant que la première obligation de la juge vis-à-vis des proches est de garantir que «les investigations seront menées en toute transparence».

 

http://www.lejpb.com/paperezkoa/20100323/189819/fr/Jon-Anza--negligences-et-details-troublants

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