JPB - Des prisonniers d’ETA plaident pour une rencontre avec les États

Publié le par Abertzaleen Batasuna

Des prisonniers d’ETA plaident pour une rencontre avec les États

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13/11/2012

Carole SUHAS   

C’est hier matin que s’ouvrait à Paris le procès en appel,  de Marixol Iparragirre “Anboto” et Mikel Albisu “Antza”, condamnés en 2010 en première instance à 20 ans de réclusion pour “direction d’une entreprise à visée terroriste”. En début d’après-midi, les deux porte-parole du collectif des prisonniers politiques basques (EPPK) ont pris la parole pour rappeler qu’ETA attendait “depuis de longs mois” l’ouverture d’un dialogue avec les gouvernements français et espagnols.

Une longue déclaration, lue en français, durant laquelle ils ont insisté sur “la nouvelle donne en Pays Basque”, depuis leur condamnation en 2010. Ce que “refusent d’intégrer” les deux États qui “persistent dans la lancée répressive” a déploré Marixol Iparragirre. Les deux militants regrettent qu’il y ait “d’un côté une partie qui a multiplié les gestes et les décisions vers un règlement du conflit”, et de l’autre “les autorités politiques et judiciaires espagnoles et françaises”.

Pour illustrer leur propos, les porte-parole des prisonniers ont cité la récente arrestation d’Aurore Martin, ainsi que le “coup de filet” qui a eu lieu fin octobre à Mâcon en Saône-et-Loire. Il est au contraire pour eux, “temps de parler de désarmement, de démilitarisation et des prisonniers pour refermer définitivement la plaie”, ce à quoi Marixol Iparragirre a ajouté  qu’une délégation d’ETA attendait “depuis de longs mois, de rencontrer des représentants des gouvernements français et espagnols” pour évoquer la situation des victimes engendrées par le conflit “et en assumer la responsabilité de part et d’autre.”

Avec une douzaine de chefs d’accusation pour un procès qui devrait durer au moins une semaine, Marixol Iparragirre et son compagnon Mikel Albisu encourent trente ans de réclusion. “Pendant 10 jours vous allez nous parler de faits anciens [...] dépassés par les évènements, situés hors du contexte et recouverts par le mot ‘terrorisme’ qui permet de ne pas poser les bonnes questions, ou de ne pas poser de questions tout court” ont asséné les accusés avant de conclure : “pour que  se termine un conflit armé qui a duré plus de 50 ans, il faut que chacun y mette du sien”.

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