JPB - Collectivité : Lebranchu ferme la porte

Publié le par Abertzaleen Batasuna

Collectivité : Lebranchu ferme la porte

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21/11/2012

Pierre MAILHARIN (avec G.C.)

“Je n’ai pas de solution juridique institutionnelle à votre demande (…) Je ne pense pas pouvoir créer d’échelon institutionnel pour le Pays Basque”. Selon des propos rapportés par plusieurs élus locaux, présents hier lors du 95e congrès des maires de France à Paris, la ministre de la Décentralisation Marilyse Lebranchu a sèchement fermé la porte à l’idée d’une Collectivité territoriale spécifique, sous l’œil du ministre de l’Intérieur Manuel Valls.

Mme Lebranchu répondait à une question formulée de manière explicite, après un rappel historique, par le maire d’Arbérats Sauveur Bacho. Si la ministre a salué le travail du Conseil des élus et du Conseil de développement, elle engage désormais les acteurs du Pays Basque à explorer l’hypothèse d’un pays “Pays Basque” renforcé.

Pour Sauveur Bacho, il s’agit d’une réponse convenue ne signifiant pas que “tout est fermé”. “Il faut continuer à nous battre, affirme l’élu bas-navarrais, et en ce sens, l’assemblée générale du Conseil des élus prévue samedi revêt une grande importance”.

“Trahison” pour le Pays Basque

D’autres n’ont pas cette lecture. À l’image du sénateur centriste Jean-Jacques Lasserre, en colère : “En tant que président du Conseil des élus, j’essaie d’avoir de la réserve par rapport à tout ça. Mais là, cette annonce est vraiment scandaleuse. Surtout venant de Mme Lebranchu : rien ne nous laissait supposer dans ce qu’elle nous avait dit qu’elle serait dans une position aussi tranchée. Dans le retour que nous avions des élus PS, tout nous laissait croire aussi que cette affaire était traitée”. Et de tirer à boulets rouges sur la Rose : “À vrai dire, je m’y attendais un peu. Cela fait des années que j’observe la comédie humaine. À ce niveau-là, on peut parler d’une grande mystification”.

Le secrétaire départemental de l’UMP Max Brisson use de mots tout aussi forts : “C’est une trahison pour le Pays Basque par rapport à ce qu’avaient annoncé les candidates socialistes aujourd’hui députées. Le retour au “pays”, c’était exactement la proposition de l’ancien gouvernement, qui générait à l’époque la colère du PS. Mme Lebranchu a dû manger son chapeau devant le ministre de l’Intérieur”.

Contactée, la députée PS de la 5e circonscription Colette Capdevielle attend “d’avoir une réponse plus institutionnelle de la part de Mme Lebranchu avant de réagir”. La députée de la 6e Sylviane Alaux reconnaît, elle, “ne pas être satisfaite”. Elle assure toutefois “ne pas baisser les bras” et vouloir “continuer de persévérer jusqu’au bout”. Nous n’avons pu joindre la sénatrice Frédérique Espagnac.

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