JPB - Collectivité : débat de fond en fin de course

Publié le par Abertzaleen Batasuna

Collectivité : débat de fond en fin de course

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11/09/2012

Goizeder TABERNA

Après plusieurs mois de travail et à la veille des Etats généraux de la démocratie territoriale qui auront lieu ce jeudi, l’assemblée générale du Conseil des élus du Pays Basque a révélé trois points de vue différents, créant la surprise. Bien que certains l’aient vécu comme une “douche froide”, l’initiative de sept élus socialistes récalcitrants a le mérite de clarifier les positions, selon les mêmes.

“On nous invite ce soir à prendre une position que l’on souhaite consensuelle sur un sujet qui ne l’est pas”, a déclaré au début de son intervention le maire socialiste d’Anglet. Le texte présenté par ses sept camarades (la députée C. Capdevielle, H. Etcheto, M. Bergé, M. C. Aragon, P. Favraud, C. Martin, A. Villeneuve) avait pourtant l’ambition de provoquer l’adhésion du plus grand nombre, mais il n’a convaincu que ses auteurs.

Il comporterait des contresens avec la voie empruntée jusqu’à présent par le Conseil des élus et le Conseil de développement, selon l’élu biarrot Jakes Abeberry. Alors que l’assemblée s’est exprimée en faveur de “l’étude d’une collectivité territoriale”, le groupe mené par la députée C. Capdevielle propose de ne fermer la porte à aucune des institutions possibles, au nom du consensus.

Il semblerait que l’exercice soit plus difficile que cela. Pour preuve l’intervention des socialistes Jean Espilondo et Guy Mondorge qui disent soutenir “l’approfondissement de l’expérience du pays, par une consécration législative, ou par la voie d’un GIP ou d’un syndicat mixte”. Ils pensent que la mise en place d’une collectivité territoriale “se traduirait par une complexification inutile et coûteuse de notre paysage institutionnel”.

Au bout de la démarche

Le conseiller général F. Maitia (PS) n’est pas du même avis. Dans une tribune publiée samedi dernier, il dit vouloir “essayer et aller au bout de la démarche [l’étude d’une collectivité territoriale]”, comme cela a été fait pour le syndicat Mixte et même celle d’une agglomération transfrontalière. Il a voté avec F. Espagnac et S. Alaux (parlementaires PS) en faveur de l’étude d’une collectivité territoriale, mais ces dernières n’ont pas souhaité s’exprimer sur les divergences au sein de leur parti.

Situation de toute évidence moins délicate pour le conseiller général abertzale Alain Iriart, jeudi dernier, “on a eu droit à un vrai débat”, selon lui. Néanmoins, il est convaincu qu’il faut “absolument que le Pays Basque se positionne” dans le cadre de la réforme de la décentralisation. Frédérique Espagnac se serait prononcée en faveur d’une intervention parallèle auprès du gouvernement, d’après un participant de l’assemblée, mais pour l’instant, les parlementaires socialistes, interlocuteurs potentiels du gouvernement, ne sont pas sur la même longueur d’onde.

 

La moitié des membres absents

Sur les 79 membres du Conseil des élus, près de 40 personnes seulement ont répondu présent à son assemblée générale, jeudi dernier. Les élus socialistes étant particulièrement représentés cette fois, les absences concernent essentiellement les élus de droite. Parmi eux, J. Lassalle, député de la IVe circonscription, qui a été fidèle à sa conduite habituelle. Autres chaises vides, celles des maires de Biarritz et de Bayonne. Ce dernier a pris ses vacances en plein débat sur l’avenir institutionnel du territoire. Les élus Angloys et biarrots, respectivement, C. Olive, M. Brisson et M. Veunac, ont eu un empêchement et plusieurs présidents d’intercommunalité n’y ont pas assisté. Quant à l’absence de Georges Labazée, président socialiste du Conseil général et sénateur, elle pourrait s’expliquer par ses déclarations. Il a annoncé la semaine dernière que le département se positionnera une fois que le gouvernement aura clarifié ses intentions sur la décentralisation.

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Publié dans Berriak - Infos

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