Eitb.com - Madrid refuse de négocier avec l'ETA sa dissolution

Publié le par Abertzaleen Batasuna

POLITIQUE

PROCESSUS DE PAIX

Madrid refuse de négocier avec l'ETA sa dissolution


Même si l'ETA est "prêt à se dissoudre" pour parvenir à un accord sur les prisonniers, le gouvernement espagnol "ne va jamais négocier avec l'ETA", a dit Jorge Fernandez Diaz.

  • Le ministre espagnol de l'Intérieur, Jorge Fernandez Diaz.

Le gouvernement espagnol ne veut pas négocier avec l'ETA sa dissolution en échange d'un changement de sa politique pénitentiaire, a dit ce mercredi le ministre espagnol de l'Intérieur, Jorge Fernandez Diaz.

Bien qu'il estime que l'ETA soit "prêt à se dissoudre" pour parvenir à un accord sur la situation de ses prisonniers, M. Fernandez Diaz a dit que le gouvernement espagnol "ne va jamais négocier avec l'ETA".

"Que l'ETA veuille négocier avec le gouvernement sur l'avenir de ses détenus et qu'il soit prêt à se dissoudre, à démanteler ses structures et à remettre ses armes en échange d'un accord sur les détenus, cela ne fait aucun doute," a-t-il dit sur les ondes d'Onda Cero.

"Or, le gouvernement n'a pas négocié, ne négocie pas et ne va pas négocier avec une organisation terroriste," a-t-il souligné. Plus tôt cette semaine, son homologue français, Manuel Valls a fait preuve de la même inflexibilité.

Selon le quotidien El Pais, citant des sources de la gauche indépendantiste basque, l'organisation armée ETA serait prête à se dissoudre à condition que le gouvernement change sa politique pénitentiaire et offre une solution pour les détenus.

Ces informations sont "très importantes", selon l'organisation Lokarri, qui a organisé l'an dernier la Conférence internationale sur la paix au Pays Basque. Elles démontrent la volonté de l'ETA "d'avancer dans le processus de paix", a-t-elle estimé dans un communiqué, tout en critiquant l'inflexibilité du gouvernement.

Lokarri a demandé au gouvernement espagnol de "profiter de cette opportunité" pour consolider la fin définitive de la violence de l'ETA.

Dans le Pays Basque nord, les appels à plus de flexibilité et à un changement d'attitude de la part du gouvernement français se sont également multipliés ces derniers jours, non seulement après les déclarations polémiques de Manuel Valls, mais aussi à l'occasion de la manifestation réclamant le respect des droits des prisonniers basques qui aura lieu le 10 novembre prochain à Bayonne.

Plus de 150 élus, dont plus de 40 maires, de toutes les forces politiques, ont signé une motion d'appel à la manifestation. La semaine dernière, le barreau des avocats de Bayonne et le collectif de soutien aux prisonniers Herrira ont également réclamé au gouvernement français de changer sa politique pénitentiaire et d'entamer le dialogue avec l'ETA pour avancer vers une paix plus durable.

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Publié dans Berriak - Infos

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